Nous sommes une unité de recherche en Immunologie, affiliée au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et à l’Université de Bordeaux. Nos programmes de recherche s’intéressent au système immunitaire en situation physiologique et pathologique. Notre laboratoire regroupe la plupart des immunologistes chercheurs, enseignants-chercheurs et cliniciens, du campus de Bordeaux.

Le système immunitaire est dédié à préserver l’intégrité de l’hôte. Lorsque celui-ci est menacé par des pathogènes environnementaux ou par une croissance anormale ou encore par différents stress, différents types de défense se mettent en place, afin de rétablir l’état d’équilibre. Cependant, les micro-organismes infectieux ont développé des stratégies leur permettant d’échapper à cette réponse immunitaire. De même, le développement d’un cancer résulte en partie d’une immunosuppression induite par la tumeur elle-même, ayant pour conséquence un échappement à l’immunosurveillance anti-tumorale.

A l’opposé, dans le cas des maladies auto-immunes, le système immunitaire lui-même subit un disfonctionnement. Sa suractivation semble liée à des facteurs génétiques et/ou environnementaux encore mal connus. Dans les situations de transplantation d’organes ou de greffe de cellules souches, une activation immunitaire incontrôlée a pour conséquence la destruction du greffon et le rejet de greffe.

Dans toutes ces situations, les lymphocytes T, grâce à leurs fonctions effectrices et régulatrices, sont des cellules clés pour soit maintenir l’intégrité de l’organisme, soit augmenter la pathogénicité.
Par conséquent, la modulation de l’activation des cellules T est d’un intérêt particulier pour la prévention et la prise en charge de maladies diverses telles que le cancer, les infections, les maladies auto-immunes, le rejet de greffe ou la réaction du greffon contre l’hôte.

L’objectif principal de notre équipe depuis des années est de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires conduisant à l’activation des lymphocytes T, aussi bien dans les conditions normales que pathologiques. Les membres de notre équipe ont développé des outils, une expertise et des collaborations nationales et internationales particulièrement autour des lymphocytes T gamma-delta, le rôle des lymphocytes T dans le cancer et dans les maladies auto-immunes.

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“Le danseur de paix” – par dominik Lobera

Lymphocytes T gamma-delta dans l'immunité anti-virale et anti-tumorale

Masque – par Marie-Désirée Smith

Notre équipe étudie certains globules blancs, les lymphocytes T, pour comprendre les mécanismes de leur activation et leur participation à la réponse immunitaire en cas d’infection virale ou de cancer.

Depuis une vingtaine d’années, nos recherches ont permis d’identifier le rôle protecteur antiviral d’une population particulière de lymphocytes T, appelés “ gamma-delta ”, dans la réponse à l’infection par le cytomégalovirus (CMV).

Si ce virus opportuniste, très répandu dans la population, passe généralement inaperçu chez les personnes en bonne santé, son infection peut en revanche devenir sévère pour les personnes aux défenses immunitaires affaiblies ou immatures. C’est le cas des infections chez le fœtus, avec à la clé de graves anomalies du développement.

En outre, le CMV est l’ennemi infectieux numéro 1 des transplantés ; cette infection virale est l’une des complications majeures chez ces patients du fait des traitements immunosuppresseurs antirejet. Des traite-ments antiviraux existent, mais leur toxicité reste problématique chez des patients déjà fragilisés par leur transplantation.

Or, nos travaux  ont montré que chez les patients transplantés qui présentent une bonne réponse des lymphocytes T gamma-delta contre le CMV, le virus est mieux contrôlé à long terme. Afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, notre équipe cherche à décortiquer les mécanismes moléculaires et cellulaires en jeu dans le rôle antiviral des lymphocytes T gamma-delta contre le CMV, à la fois chez des souris modèles et chez des patients ayant bénéficié d’une greffe de rein. Ceci est possible grâce à une collaboration étroite avec les services de transplantation rénale et d’immunologie du CHU de Bordeaux.
Notre équipe suppose en effet que les lymphocytes T gamma-delta constituent des marqueurs prédictifs de l’évolution de l’infection virale. Nous espérons confirmer cette hypothèse pour pouvoir, à terme, cibler les patients greffés à risque de développer une infection et leur proposer une prise en charge thérapeutique plus adaptée et personnalisée.

Pour aller plus loin….

Lymphocytes T dans l'activation des maladies auto-immunes systémiques

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Pour aller plus loin…

Marie-Désirée Smith

Immunologie du cancer et immunothérapies

“Bleu dansé” par dominik Lobera

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Pour aller plus loin…

Analyse conceptuelle et théorique de l'activation immunitaire et des frontières biologiques

Notre groupe propose une réflexion interdisciplinaire sur les concepts, explications et modèles de la biologie actuelle, en particulier à travers notre projet ERC Starting Grant “IDEM”. Notre méthode relève de ce que l’on a appelé la “philosophie dans la biologie”, qui constitue une manière nouvelle de combiner les apports de la philosophie de la biologie, la biologie expérimentale et la biologie médicale. Nous travaillons prioritairement sur l’immunologie, mais également sur la microbiologie, l’évolution, la biologie des systèmes, la biologie du développement et la physiologie, parmi d’autres domaines.

Pour aller plus loin…

“Hancock” par Laura Rosenbaum